L’action sociale

Le Centre Communal d’Action Sociale ou, plus simplement, le CCAS.

Le CCAS est présidé de plein droit par le maire.
Son conseil d’administration est composé de 4 élus désignés par le conseil municipal et 4 personnes non élues désignées par le maire.
C’est lui qui détermine les orientations et les priorités de la politique sociale locale.

Jusqu’à présent le CCAS de notre commune organisait l’achat et la distribution de colis aux personnes âgées (+ de 75 ans) de Druillat. Depuis deux ans, il leur propose le choix entre ce colis ou un repas préparé par des bénévoles et servi par le « Club des Jeunes » à la salle des fêtes.

Nous aimerions, durant notre mandat, élargir le champ d’action du CCAS pour en faire un interlocuteur privilégié afin que la solidarité locale puisse s’exercer davantage. Il permettrait, par exemple, d’être le relais entre une personne ayant besoin d’un service, quel qu’il soit, et des gens de son voisinage.

Le CCAS peut aussi participer à l’instruction des demandes d’aide sociale légales (aide médicale, RSA, aide aux personnes âgées,…) et les transmettre aux autorités compétentes (département, préfecture, sécurité sociale, …).

N’hésitez pas à vous renseigner en mairie.

Le repas du CCAS – janvier 2017.

Retrouvez les photos du repas du CCAS de janvier 2016 en cliquant ici :
Repas du CCAS 2016

Le Centre de Première Intervention (CPI)

cpi

La compagnie des pompiers de Druillat est un corps communal géré administrativement par la commune et opérationnellement par le service départemental d’incendie et de secours de l’Ain.
Nous intervenons sur le territoire de notre commune et sur demande de l’état major qui peut utiliser nos moyens en renfort pour d’autres communes.
Nos missions sont le secours à victimes, les accidents de la route et les incendies avec l’appui du centre de secours de Pont d’Ain ou un autre, proche de notre commune. C’est pour cela que vous voyez souvent beaucoup de véhicules sur les interventions.
Notre CPI intervient seul pour ce que nous appelons les opérations diverses, les inondations, les chutes d’arbres sur la voie publique, les destructions d’hyménoptères (guêpes, frelons etc…), les captures d’animaux.

Nous comptons dans nos rangs 10 pompiers dont 6 femmes.

Le Maire est le responsable de la compagnie, qui est commandée par un chef de corps, actuellement le Lieutenant David MAURAND.
Nous avons aussi 3 pompiers élevés au grade de sergent, 3 au grade de caporal chef et caporal, 4 de 1ère classe et 2 en cours de formation.

Nous effectuons une manœuvre mensuelle afin de maintenir nos acquis, apprendre de nouvelles techniques opérationnelles et effectuer nos recyclages de secourisme.

La compagnie est toujours à la recherche de volontaires pour venir grossir ses rangs et palier les futurs départs en retraite. Que vous soyez jeunes, moins jeunes, hommes ou femmes, n’hésitez pas à rejoindre notre compagnie.
Vous pouvez nous contacter au 04 74 39 18 72.

Les pompiers recrutent:

recrutement-cpi

Liste des associations

Présentation des associations de notre village :

A.C. L.G.V. :

Président : Jean-Luc ESTUBLIER

A.D.D. :

Président : Jean-Christophe CONTION

Amicale des Chaumes :

Président : Sylvie COLLOMBET

Amicale du Roset :

Président : Serge BRUN

Amicale des Sapeurs-Pompiers :

Président : Laurent GALLET

Anciens Combattants :

Président : Lucien DOYONNAS

Apple Jack Country :

Présidente : Nathalie GROSBON

AZIM’UT :

Présidente : Sylvie BRISSET

Boules des Platanes :

Président : François MORI

Boules des Roches :

Président : Jean-Pierre FLOQUET

Club des Retraités :

Présidente : Roselyne COLLOMBET

Comité d’Animation :

Présidente : Josette CHANEL

Comité de Jumelage :

Présidente : Marie-Claude PLASSE

Conscrits – Club des Jeunes :

Présidente : Nathan GIGLIANO

L’écho des Hameaux – Théâtre amateur

Président : Jérôme MARTEL

Groupement de la chasse de Saint-Martin et de la Plaine :

Président : Jean-Pierre BOUVARD

Gymnastique Volontaire :

Présidente : Sylvie EMIN

Les Mordus du Carbu :

Présidente : Claudie BUFFET

Sauvegarde du Patrimoine :

Président : Guy CHARBONNIER

Société de Chasse de Druillat

Président : Michel FAVIER

Société de chasse du Roset

Président : Serge BRUN

Sou des Ecoles :

Présidente : Graziella FONTAINE

Team Moto du Chêne Clair

Président : Alain BURATO

Vélo Club :

Président : Daniel BELLON

Numéros utiles

Scolaire :

Groupe scolaire : 04 74 39 10 09

Cantine : 04 74 39 04 07

Garderie : 04 74 39 04 07

Salle Polyvalente : 04 74 39 04 07

Eglise :

Paroisse : 04 74 39 03 65

Communauté d’Agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse :

04 74 24 75 15

Ecole de Musique Communautaire : 06 08 76 21 98

Services :

Taxi

  • Franck Thomas : 06 63 78 33 23
  • Joël St Sulpice : 06 73 30 72 36
  • Taxi des Dombes : 06 72 77 14 36

Gîtes Ruraux

  • Guy Paturel (Le Roset) : 04 74 39 15 23
  • La Grange de Turgon : 04 74 23 82 66
  • Gite les 3 maisons : 06.46.63.08.21, http://www.gite-les-3maisons.fr/

Autres numéros:

Centre Communal d’Action Sociale CCAS (Mairie) : 04 74 39 07 98

Centre Social de Pont d’Ain : 04 74 39 07 21

ADMR : 04 74 25 00 99

ADAPA : 04 74 45 51 70

  • Poncin (correspondante locale) : 04 74 37 27 67
  • Bourg-en-Bresse : 04 74 45 51 70

Gendarmerie de Pont d’Ain : 17 ou 04 74 39 10 55

Pompiers de Druillat : 18 ou 04 74 39 19 63

Centre de Secours de Pont d’Ain : 04 74 39 05 88

Centre Anti poison de Lyon : 04 72 11 69 11

France Télécom SAV : 1013 ou 08 00 10 13 69

La Poste de Pont d’Ain : 04 74 39 76 10 ou 04 74 39 17 44

SOGEDO : 04 74 61 02 14

EDF Dépannage : 08 10 33 30 31

Météo Ambérieu-en-Bugey : 08 92 68 02 01

Allo Service Public : 3939

Conciliateur : 04 74 39 06 99

Préfecture standard : 04 74 32 30 00

Santé, urgences

– Maison médicale de Pont d’Ain : 04 74 39 79 00

Maison médicale de Tossiat : 04 74 55 22 56

SAMU : 15 ou 04 74 23 15 15

Hôpital FLEYRIAT Bourg-en-Bresse : 04 74 45 46 47

Clinique Convert Bourg-en-Bresse : 04 74 45 64 45

Hôpital privé d’Ambérieu-en-Bugey : 04 74 38 95 95

Pour connaître la pharmacie de garde : 3237.fr

Tri sélectif

Horaires de la déchèterie du Mollard

Horaires d’ouverture du 1er novembre au 31 mars :

  • Lundi, Mercredi, Vendredi de 14 h 00 à 17 h 30 ;
  • Samedi de 9 h 00 à 12 h 30 et de 14 h 00 à 17 h 30 ;
  • Dimanche de 8 h 30 à 12 h 00.

Horaires d’ouverture du 1er avril au 31 octobre :

  • Lundi, Mercredi, Vendredi de 14 h 00 à 18 h 30 ;
  • Samedi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 00 à 18 h 30 ;
  • Dimanche de 8 h 30 à 12 h 30.

Vous devez vous procurer un macaron auprès de votre mairie.
Il est à apposer sur le pare-brise de votre véhicule lors de toute visite à la déchèterie.

Composteurs

Nous vous rappelons que vous pouvez acheter un composteur au Pôle Territorial de Ceyzériat de la Communauté d’Agglomération.

Nous vous conseillons de le réserver en appelant le :

04 74 25 04 91

Son prix est de 25 €, l’emprise au sol est de 1 m².
Un bio-seau est également en vente au prix de 2 €.

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Redevance incitative

Vous trouverez ci-joint le règlement de collecte.

reglement-de-collecte

emballages-plastique
Le saviez-vous ?

Vous pouvez trier tous les emballages ménagers en plastique. Ainsi, pots de yaourt, barquettes de fruits, sacs plastique et pots de crème ne sont plus jetés à la poubelle mais déposés dans les colonnes de tri.

Les ordures ménagères ( O.M.) sont collectées :

  • le lundi à ST MARTIN DU MONT
  • le mardi à JOURNANS et TOSSIAT
  • le mercredi à CERTINES/LA TRANCLIERE/DRUILLAT

Merci de bien vouloir déposer vos bacs la veille du jour de la collecte car le camion passe très tôt le matin.

Fleurissement

Cette année, la commune s’est parée de nouveaux pots de fleurs colorés pour donner plus de gaieté à notre cadre de vie.

pot-de-fleurs-la-ruaz

Toujours plus soucieuse de préserver l’environnement, la commission fleurissement a souhaité investir dans des plants de vivaces et de graminées qui se renouvelleront d’années en années. Moins consommatrices d’eau, elles nous permettront également de faire des économies sur le long terme.

Comme nous ne sommes jamais assez nombreux, nous vous rappelons que toutes les personnes désireuses d’intégrer l’équipe de fleurissement de la commune sont les bienvenues.

Pour cela, veuillez vous renseigner en mairie.

Recyclage

Horaires de la déchèterie du Mollard

Horaires d’ouverture du 1er novembre au 31 mars :

  • Lundi, Mercredi, Vendredi de 14 h 00 à 17 h 30 ;
  • Samedi de 9 h 00 à 12 h 30 et de 14 h 00 à 17 h 30 ;
  • Dimanche de 8 h 30 à 12 h 00.

Horaires d’ouverture du 1er avril au 31 octobre :

  • Lundi, Mercredi, Vendredi de 14 h 00 à 18 h 30 ;
  • Samedi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 00 à 18 h 30 ;
  • Dimanche de 8 h 30 à 12 h 30.

Vous devez vous procurer un macaron auprès de votre mairie.
Il est à apposer sur le pare-brise de votre véhicule lors de toute visite à la déchèterie.

Composteurs

Nous vous rappelons que vous pouvez acheter un composteur au Pôle territorial de Zélatrice de la Communauté d’Agglomération.

Nous vous conseillons de le réserver en appelant le :

04 74 25 04 91

Son prix est de 25 €, l’emprise au sol est de 1 m².
Un bio-seau est également en vente au prix de 2 €.

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La Communauté d’Agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse

Communauté d’Agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse

3  avenue Arsène d’Arsonval

CS 88000

01008 Bourg-en-Bresse Cedex

  • Tel. : 04 74 24 75 15
  • Fax : 04 74 24 75 13
  • Courriel : courrier@ca3b.fr
  • Site internet: http://www.ca3b.fr/

Président de la Communauté d’Agglomération :

  • Monsieur Jean-François DEBAT, Maire de Bourg-en-Bresse, Conseiller Régional.

Votre Conseiller Communautaire pour la commune de Druillat est :

  • Jean-Luc EMIN,

Garderie

TARIFS ACTUELS :

 

A compter de la rentrée 2015/2016, la garderie aura lieu dans la salle d’arts visuels, dans la cour de la mairie (ancienne salle informatique).

  • Horaires Ouvertures :
    • 7h30 – 8h15 ( Lundi – Mardi – Jeudi – Vendredi )
    • 16h15 – 18h30 ( Lundi – Mardi – Jeudi – Vendredi )

A compter du 1er septembre 2017, les tarifs de la garderie seront donc les suivants :

1er enfant : 2,12 €/heure,

2ème enfant : 1,69 €/heure,

à partir du 3ème enfant : 1,07 €/heure.

Restaurant scolaire

La cantine accueille les enfants de l’école maternelle et élémentaire de la Commune de Druillat.

Les inscriptions se font sur internet via le site 3D Ouest->https://www.logicielcantine.fr/druillat/], avant le mercredi au plus tard pour les repas de la semaine suivante.

Un soucis de dernière minute, un enfant malade, vous pouvez appeler la mairie pour annuler le repas de votre enfant, la veille, avant 10 h, sauf le mercredi, puisque la mairie est fermée.

cantine

Le prix d’un repas est de 3,84 €.

Il est facturé 5,00 € si l’inscription n’a pas été faite en temps voulu.

A Druillat, nous avons fait le choix, dans le cadre d’un marché public, de passer par une entreprise spécialisée dans la restauration pour les enfants. Elle veille notamment à confectionner des repas avec des produits locaux et avec 20 % de produits bios.

Vous souhaitez connaitre le menu de la semaine, cliquez [ici.

Comptes rendus des conseils municipaux

Téléchargez ci-dessous les comptes rendus des derniers conseils municipaux :

2018 :

CM DU 09042018

Note de synthèse budgétaire 2018

CM DU 19032018

DELIBERATION CA 2017 et NOTE DE PRESENTATION CA 2017

CM DU 19022018

CM DU 15012018

2017:

CM DU 18122017

cm-20171127

cm-20171016
cm-20170925
cm-20170724

cm-20170626
cm-20170515
cm-20170413

cm-20170320
cm-20170220
cm-20170116

_____________________________________

2016:

 

cm-20161219
cm-20161121
cm-20161017

cm-20160919
cm-20160718
cm-20160620

cm-20160523
cm-20160411
cm-20160321

cm-20160222
cm-20160118

_____________________________________

2015:

 

cm-20151214
cm-20151116

cm-20151019
cm-20150921
cm-20150720

cm-20150622

Les PV des conseils municipaux datant de plus d’un an sont consultables en mairie.

Mémoires de Geaorges JANTON – Partie 2

« Je me souviens »

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MON HAMEAU AU XXème SIECLE

Le début du siècle jusqu’en 1935 m’a été conté
par mes parents et ma grand-mère maternelle. Le
Roset comptait environ 32 maisons avec leurs
dépendances (étables, remises, granges…) pour
environ 120 habitants souvent de proche parenté.
Au quartier des Abreuvoirs, vers 1920, habitait la
famille de Mr J….. G……. Il exerçait le métier
de tisserand. Il avait fréquenté l’école un peu plus
longtemps . Les gens venaient parfois lui
demander d’écrire ou lire une lettre, ils n’osaient
pas demander à Mr M….. l’instituteur… qui
pourtant ne refusait jamais un service. Mr G……
avait un fils atteint de poliomyélite et quand il
faisait beau, il le conduisait dans sa charrette à
l’ombre des platanes. Je me souviens qu’en 1933,
quand je rentrais de l’école, j’allais lui tenir
compagnie. Ses premières paroles quand j’arrivais
vers lui étaient: « Qu’est-ce que le maître t’a fait
faire aujourd’hui ? »

Le hameau, comme tous les hameaux à cette
époque, était à vocation essentiellement agricole.
On comptait 22 petites exploitations avec 2 ou 3
vaches, 5 exploitations avec 5 ou 8 vaches plus un
attelage (chevaux, boeufs ou vaches dressées). A
proximité du hameau, à Ponsuard (commune de
Varambon), les 3 fermes étaient considérées
comme faisant partie du Roset, les enfants
fréquentaient l’école et le lait était collecté
également par Druillat. Ces fermes avaient déjà
une superficie importante. La première était
exploitée par Mr et Mme R….., puis par la
famille E…… La deuxième était exploitée par
Mr et Mme F….., puis la famille M…… La
troisième, plus éloignée, était exploitée par Mr et
Mme S….. puis la famille B……

Les gens vivaient des produits de la ferme (lait,
beurre, crème, fromages, volailles, lapins,
légumes, fruits). Nous n’achetions pas souvent de
la viande. On élevait aussi un ou deux porcs, et en
fin d’année, on tuait le cochon que l’on
transformait en saucissons, rôtis , civier,
boudins…La coutume voulait que l’on fasse
profiter aux voisins de la fameuse « fricassée de
boudins et abats » ainsi que d’un morceau de lard
et un plat de civier. On se le rendait chacun son
tour. Le dimanche suivant, on invitait la famille et
c’était la « saint cochon ».

Dans la plupart des maisons, on faisait le pain.
Chaque quartier possédait un four. Selon la taille
de la famille, on cuisait huit, dix ou douze pains
que l’on conservait une quinzaine de jours dans la
table pétrin. On cuisait aussi de succulentes
galettes (courge, fromage crème salée et sucrée)
et ce jour-là, notre repas se composait
uniquement de galettes… Le meunier du pont de
Suran (Mr J…..) passait dans les fermes pour
récupérer le blé et quelques jours plus tard, il
ramenait les sacs de farine et de son. Dès que les
gens eurent leur attelage, ils portèrent eux-mêmes
le blé au moulin et parfois celui du voisin.
Les céréales qui étaient consacrées à la
nourriture du bétail étaient moulues chez Mr
B….. à Rossettes (le moulin tournait avec l’eau
du Durlet).

Jusqu’en 1957, nous n’avions pas l’eau courante.
Nous devions aller chercher l’eau à la pompe pour
les usages domestiques ainsi que pour abreuver le
bétail en hiver. Lorsque la pompe avait une panne,
souvent au fond du puits, c’est Mr D….. (père
de J….. D…..) qui faisait la réparation. Il
descendait au fond du puits à l’aide d’une corde à
nœuds amarrée au corps de pompe et il se
maintenait par des crochets fixés aux jambes et
au torse. On lui faisait parvenir ses outils à l’aide
d’un seau fixé au bout d’une corde.

La plupart du temps, la maison d’habitation ne
comptait que deux grandes pièces principales.
Dans l’une, on préparait et prenait les repas et il
n’était pas rare de voir au fond de cette salle un ou
deux lits cachés par un rideau où dormaient des
enfants. L’autre pièce était la chambre des
parents et comportait aussi des lits d’enfants. Il y
avait parfois deux ménages dans la même maison:
les parents et un enfant marié. Dans notre cour, il
y avait un bâtiment où vivaient une famille et leurs
sept enfants dans une même pièce d’environ
25 m2.

Pour s’approvisionner, il fallait aller jusqu’à Druillat
où il y avait deux épiceries (Mme P….. et Mme
V…..). On pouvait trouver un peu d’épicerie au
Roset, au café Multin. Pour les autres commerces,
on devait aller à Pont d’Ain. Ma grand-mère
racontait qu’elle se rendait une fois par semaine à
Pont d’Ain, à pieds, et spécialement le samedi jour
de marché. Le marché avait lieu sur la Place
Daviney au-dessus du carrefour sur la colline. On y
accédait par de grands escaliers. Les commerces
et la gendarmerie étaient situés dans ce quartier.
Cette place a existé jusqu’à ce que Pont d’Ain
brûle en 1944. Tous les quinze jours, c’était la foire
aux bestiaux sur le champ de foire qui existe
encore aujourd’hui. Les maquignons achetaient ou
vendaient, mais souvent les transactions se
faisaient à la ferme pour ceux qui n’étaient pas
équipés pour emmener leurs animaux à la foire.
Dans les années 50, la foire fut supprimée et on
devait alors se rendre à Bourg où la foire avait lieu
tous les quinze jours.

A partir des années 30, les campagnes étaient
mieux ravitaillées. Les commerçants qui avaient
pu acquérir un véhicule faisaient une tournée dans
les campagnes. Mr B….., le boulanger de Druillat,
passait chaque samedi. Quelques années plus
tard, le boulanger de Saint Martin du Mont (Le
Farget), Mr L……, entreprit également une
tournée chaque mardi. Par conséquent, du fait de
la tournée des boulangers, plusieurs familles
décidèrent de ne plus faire leur pain. Il donnait la
farine au boulanger qui rendait 1 kg de pain pour 1
kg de farine. Si on payait le boulanger pour son
travail, on obtenait 1kg 200 de pain pour 1 kg de
farine.

Puis vinrent les tournées du boucher (Mr L…..)
et du charcutier (Mr P….. père). Deux épiciers
effectuaient une tournée. Mr G….. J….. et sa
fille J….. venaient de Châtenay, longtemps avec
la voiture à cheval, ne se décourageant jamais
face au mauvais temps. En cas de neige, ils
passaient en traîneau et nous apportaient
épicerie, mercerie. Ils ont rendu beaucoup de
services sous l’Occupation en donnant un peu
plus que les quantités attribuées par les tickets de
rationnement. Pour les tickets J3, J….., nous
donnait de temps en temps une tablette de
chocolat supplémentaire. Mr et Mme P…..
d’Hauterive faisaient leur tournée le jeudi. Des
marchands de vêtements passaient environ une
fois par mois: Mr C……. de Leyment, Mr
S….. de Gévrieux, Mr D….. de Pont d’Ain
proposait de la mercerie et de la lingerie. Pendant
l’Occupation, le rationnement de l’essence avait
contraint les commerçants à différer leur tournée
et à utiliser un vélo et une remorque. Le boulanger
notamment se servait de ce moyen de transport.
Ceux qui pouvaient se rendre à Pont d’Ain,
trouvaient là-bas de nombreux commerces
aujourd’hui disparus (tailleur, cordonnier,
chapelier, bourrelier, maraîcher).

La tâche des femmes était immense : non
seulement, elles s’occupaient des enfants mais
elles participaient aux foins, aux moissons, au
sarclage, aux soins des animaux elles faisaient le
jardin. Elles accomplissaient les travaux
ménagers sans l’aide des appareils actuels… Par
exemple, la lessive se faisait à l’étang de Mr
C…… On traversait le grand pré avec la
brouette chargé du linge à laver et du linge à
rincer (on avait fait bouillir les draps dans la
grande lessiveuse). Sur le bord de l’étang, cinq ou
six chaises de lavage (les planches à laver)
étaient toujours en place. Toutes les familles
venaient à l’étang , la construction du lavoir ne fut
jamais achevée. Nous avons fait la lessive à
l’étang jusqu’à l’adduction d’eau en 1957.
Les travaux des champs se faisaient évidemment
de façon bien différente…

Les moissons représentaient des travaux assez
pénibles. Le blé et le seigle étaient coupés à « la
relevée » et pouvaient aussi être coupés à « la
verse » comme l’avoine et l’orge. On avait adapté
un râteau de moisson sur le manche de la faux.
(Image ci-dessous)

« A la verse » consistait lors de la coupe à faire
tomber directement les céréales sur le sol en
endains. Avec un râteau en bois, on faisait des
javelles (petit tas de céréales qu’on laisse sur
place avant de faire les gerbes). « A la relevée »
consistait, lors de la coupe, à faire tomber les
céréales non pas sur le sol mais contre les tiges
encore debout. Derrière le faucheur, une personne
prenait, en reculant, une brassée de blé qu’elle
déposait sur le sol pour faire la gerbe. Ensuite,
quand la coupe était terminée, ( on avait préparé
des liens avec de la paille de seigle ou du jonc), on
liait les gerbes à l’aide d’une cheville en bois pour
faire le nœud et le passer sous le lien pour qu’il ne
se défasse pas. Lorsque toutes les gerbes étaient
liées, on les mettait en croix (quatre rangées de
gerbes et la dernière en travers). On appelait cela
« faire des javaillons ». Les jours suivants, on
transportait les gerbes dans la cour de la ferme.
On faisait des gerbiers (des meilles et des
meillards). Jusqu’à la fin du XIX ème siècle, on
utilisait le fléau pour séparer le grain de la paille.
Ce travail se faisait sur une aire de battage (le
chuair) dans chaque cour de ferme. Le fléau était
fait d’un manche en bois assez long et à
l’extrémité, un morceau de cuir reliait un autre
morceau de bois (1m environ) qui servait à taper
sur les épis. Une dizaine de personnes
accomplissait ce travail.

La batteuse fixe apparut au début du XXème
siècle vers 1905. Elle se plaçait à côté des meules
de céréales. Elle était actionnée par une grosse
chaudière à vapeur (plus tard, elle fonctionnera
grâce à un puissant tracteur muni d’une poulie
reliée à la batteuse par une grosse courroie et
encore plus tard par un moteur électrique).
Suivant la taille de l’exploitation, le battage durait
quelques heures, une journée voire plus. Il fallait
une quinzaine de personnes pour accomplir ce
travail. On commençait à cinq heures du matin De
copieux repas étaient préparés par la maîtresse
de maison. Ces moments-là étaient très
appréciés car ils permettaient non seulement de
se reposer, mais aussi de se réunir dans une
ambiance conviviale.

Vers les années 25, apparurent les premiers
appareils à moissonner qui supprimèrent la faux.
Ils s’adaptaient sur la faucheuse tirée par un
cheval ou des bœufs. Un grand râteau à barrettes
droites, muni d’une pédale, était placé tout le long
de la lame de coupe. Au-dessus de la roue, une
personne assise sur une selle en fer tenait un
râteau spécial à l’aide duquel elle faisait tomber le
blé sur les barrettes et lâchait la pédale quand la
valeur d’une gerbe apparaissait. Derrière la
faucheuse, une personne prenait la javelle et
l’écartait pour le prochain passage. A la même
époque, apparut la javeleuse, elle faisait seule les
javelles et les sortaient du passage. Plus tard
apparurent les moissonneuses lieuses qui
simplifièrent beaucoup le travail des moissons.
Vers 1960, ce furent les moissonneuses batteuses
tractées ou automotrices. Les premières
machines étaient à sacs et il fallait charger les
sacs sur un char, puis les monter au grenier. Par la
suite, elles étaient équipées de trémies à grains.
Le contenu de la trémie était récupéré dans une
remorque. Les grains étaient alors montés au
grenier à l’aide d’une vis à grains. La paille restait
à ramasser. Les premières moissonneuses étaient
équipées d’une botteleuse, plus tard, elles
crachaient la paille en vrac et celle-ci était
conditionnée par une presse à moyenne densité.
La fenaison représentait aussi un travail pénible.
Jusqu’à l’apparition des outils de fanage, tout se
faisait manuellement: le fauchage, le fanage, le
chargement du foin en vrac sur le char maintenu
solidement par une corde. Une personne jetait le
foin sur le plancher au-dessus de l’étable et
plusieurs personnes le réceptionnaient pour le
répartir et le tasser sur le plancher. Ce travail se
faisait souvent tôt le matin et avant d’aller à
l’école on aidait à tasser le fourrage… on
descendait alors couverts de poussière, on
secouait nos habits et on allait à l’école. Si le
temps était menaçant et que nous n’avions pas eu
le temps de rentrer le foin, on mettait celui-ci en
« cuchons » (gros tas de foins).

C’est à partir des années 50 que commença la
révolution agricole. Pour faciliter l’emploi du
nouveau matériel mis sur le marché, le Conseil
municipal demanda le remembrement de toutes
les terres agricoles de la commune. Cette
opération débuta en 1946 par la nomination d’une
commission de remembrement qui comprenait
deux personnes par hameau qui travaillaient avec
un géomètre. Cela déchaîna la colère de certains
qui ne voulaient pas abandonner des terres
ancestrales en échange d’autres. A la prise de
possession, en 1953, le maire dut faire appel à
l’autorité supérieure et même aux gendarmes, ce
qui sema un peu la zizanie dans les hameaux. Il
fallut un an ou deux pour que tout rentre dans
l’ordre… Avocats et huissiers ont bien profité de la
situation…

Déjà, à partir des années 60, on assistait à la
transformation du paysage agricole. De grandes
parcelles avaient été créées, des agriculteurs
partant à la retraite louaient leur terrain et
permettaient ainsi l’agrandissement des
exploitations.

Si le remembrement rendait service aux
agriculteurs, la ligne électrique particulièrement
vétuste nécessitait son remplacement. C’étaient
de simples poteaux en bois qui soutenaient deux
fils avec seulement un transformateur (en haut
d’un poteau) par hameau. Cela assurait juste
l’éclairage domestique. En 1948, Mr Buffet maire,
contacta les services EDF pour le renforcement de
la ligne, ce qui fut accepté. L’année suivante, des
poteaux en ciment supportant trois fils (20 000
volts) avec un transformateur par quartier furent
implantés. Ces aménagements concernaient
toute la commune ainsi que les trois fermes de
Ponsuart. Ce fut l’entreprise Barde de Lyon qui fit
les travaux. Il fallut modifier les installations pour
permettre l’acquisition du matériel électrique
nécessaire à l’exploitation.

En 1950, le conseil municipal se pencha sur le
problème de l’adduction d’eau. Mr Buffet ne
ménagea pas ses efforts (il se déplaçait en vélo)
pour contacter les communes voisines qui
souhaitaient adhérer au syndicat qui allait se
former. En 1954, les travaux commencèrent par
l’édification d’un réservoir enterré, de 1000 mètres
cubes au Mont Margueron (près du Cruix). Deux
puits, (5m de diamètre et 11m de profondeur)
furent creusés sur la nappe phréatique dans les
brotteaux qui jouxtent la rivière d’Ain .La station
de pompage fut édifiée après le moulin
Desplanches. Ensuite ce fut le tour des
canalisations qui rejoignaient la station de
pompage et de la canalisation de refoulement qui
alimente le réservoir. En 1956, débuta l’installation
des canalisations qui allaient alimenter toutes les
communes du syndicat des eaux. C’est l’entreprise
Martin de Grenoble qui réalisa la première tranche
de travaux. Aujourd’hui, treize communes font
partie du syndicat Ain Veyle Revermont.

Un autre service restait à améliorer : le téléphone.
Nous étions desservis seulement par une cabine
par hameau. Lorsque nous avions besoin du
docteur ou du vétérinaire, il fallait se rendre
jusqu’au café Multin où se trouvait la cabine. Le
ou la responsable appelait le standard pour avoir
la communication et la réponse tardait souvent à
venir. En 1973, nous avons contacté le
responsable des services téléphoniques pour
améliorer le réseau. Après une visite sur le terrain
et une étude, on nous demanda de construire un
petit local d’environ 5m2 pour installer un relais
qui permettrait l’implantation d’une nouvelle ligne
et d’avoir le téléphone dans chaque foyer. Ce fut
donc avec Mr L….. D….. et moi-même,
membres du conseil municipal, que nous avons
construit ce local situé sous la pompe au
carrefour des routes Dompierre-La Ruaz. En 1974,
tout était installé et chaque foyer pouvait
bénéficier des services téléphoniques. Tous les
hameaux ainsi que les fermes de Ponsuard ont pu
être desservis. Deux ans plus tard, le système
automatique fut installé et le local n’avait plus de
raison d’être.

En 1992, commencèrent les premières tranches du
réseau d’assainissement avec des stations de
lagunage. A ce jour, toute la commune est
desservie, sauf le hameau de Montbègue.
Le hameau était ainsi en possession de toutes les
installations indispensables à notre société
actuelle.

Toutes ces réalisations ont rendu de grands
services à la population (exploitants et autres).
L’agriculture, depuis 1960 a connu une évolution
constante (méthodes de travail, cultures
différentes, nouvelles céréales, utilisation et
dosage des engrais, présence de techniciens
agricoles). Toutes les exploitations ont pu acquérir
le nouveau matériel qui a simplifié et allégé les
durs travaux des champs (semailles, moissons,
fenaison, récoltes). Par conséquent, à l’heure
actuelle, les épouses des exploitants ne sont plus
obligées de participer aux durs travaux des
champs. En 1972, il y avait encore 115 sociétaires
à la fromagerie, à ce jour, sur la commune, il reste
trois exploitations qui produisent du lait. Deux ou
trois ont des vaches allaitantes ou produisent des
bêtes à viande, quelques autres ne font que de la
culture de céréales.

Toutes les fermes produisaient du lait. Il n’y avait
pas de fromagerie à Druillat. Avant 1924, chaque
matin, le ramassage du lait était assuré par des
agriculteurs du bourg avec une voiture à cheval.
C’est Mr G…… qui se chargeait plus
particulièrement de cette tâche. Le lait était
acheminé en gare de Pont d’Ain et les bidons
partaient à destination d’une laiterie de Lyon.
Mon père, V….. J….. âgé d’une quinzaine
d’années, était commis chez Mr G….. (ferme
actuelle de Mr C…..). Il resta à son service
jusqu’à la déclaration de guerre de 1914, date à
laquelle il fut mobilisé et ne revint au pays qu’en
1919. Il assurait le ramassage du lait sur une
partie de la commune.

Quelques années après, Mr G….. alla contacter
un fromager afin de se renseigner sur la
fabrication de l’emmental et le matériel
nécessaire. Sa réponse fut: « Mr G….., du
fromage, on peut en faire sous un parapluie »
puis, il lui expliqua la marche à suivre. C’est alors
que Mr G….. décida d’agrandir le bâtiment (côté
nord) afin d’aménager une fromagerie. Le
premier fromager était Mr F……
Avant les années 20, beaucoup d’agriculteurs
conditionnaient leur lait en beurre, fromage et
crème et se chargeaient de la vente.

Au printemps 1924, les producteurs laitiers se
réunirent en assemblée générale pour constituer
une coopérative de fromagerie au village. Un
conseil d’administration fut élu, le président, Mr
G….. (fils), démissionna peu de temps après et
fut remplacé par Mr L….. G…… Les membres du
bureau étaient:

 Mr D….. C….. (vice-président)
Membres du bureau:

 Mr V….. C…..(Turgon)

 Mr F….. A….. (Rossettes)

 Mr J….. V….. (Le Roset)

 Mr A….. J….-C….. (La Ruaz)

 Mr G….. L….. (Secrétaire)

Au cours de cette assemblée générale, il fut
décidé de la construction de la fromagerie.
Le coût fut estimé à 31 500F. L’achat du terrain
(sis sous-trottet) appartenant aux consorts
B….. se monta à 20 000F. La nouvelle fromagerie
fut fonctionnelle en 1926 et le nouveau fromager
était Mr L….. qui resta jusqu’en 1933, date à
laquelle il fut remplacé par Mr et Mme C…… En
1978, le dernier fromager avant la fusion avec
Pont d’Ain fut Mr T…… En 1927, une porcherie
fut construite afin que les porcs consomment les
résidus de fabrication et le petit lait. Le
ramassage du lait se faisait une fois par jour en
hiver et deux fois en été. Deux des trois fermes
de Ponsuard étaient sociétaires, leur superficie
leur permettait d’avoir un nombre plus important
de laitières. Seule la ferme de Mr B….., trop
éloignée pour la collecte transformait son lait en
crème, beurre et fromage et en assurait la vente.
En 1945, l’entreprise Cornet de Saint Paul de
Varax collectait du lait pour la laiterie Rousset
de Lyon dont celui de la ferme B….. et de la
ferme de la Vrandière.

Je me permets de revenir un peu en arrière pour
raconter l’histoire du hameau et de ses bois
communaux (d’après les documents d’archives).
Le Roset appartenait à la famille du Plantay au
XIVème siècle. Les bois de La Claie et des
Colombières (environ 25 hectares) proviennent
d’un don des Chartreux de Sulignat fait aux
habitants du Roset en échange d’un droit de
pacage sur d’autres propriétés. Le canton des
Cartonnières (10 hectares) fut acheté au mois
d’avril 1830 à l’aide des recettes de la vente d’une
coupe de bois. Les familles du Plantay et des
Chartreux faisaient partie des puissants sires de
la Palud au 13ème siècle. Ces bois sont uniquement
destinés aux habitants du Roset pour leur
chauffage. Ils sont gérés par l’ O.N.F. (Office
National des Forêts). Toutes les années, une
parcelle est délimitée par leurs soins ainsi que le
marquage des arbres. La commune fixe la taxe
d’affouage dont chacun doit s’acquitter. La période
de coupe imposée par l’O.N.F. était de novembre à
mars et jusqu’en juillet pour la vidange de la
coupe. Vers début novembre, le chef de coupe
réunissait les affouagistes afin de décider du
début des travaux de coupe. Depuis le début du
XIXème siècle, le taillis et les arbres se coupaient
en commun. Le jour venu, c’est avec le tambour
que l’on donnait le signal du départ pour le bois.
Le tambour appartenait au hameau et non au
garde-champêtre. On commençait à couper le
taillis et plus tard les arbres. Quand le lieu de la
coupe était trop éloigné (canton de la Carronnière
par exemple), on mangeait sur place autour d’un
feu éclairé environ une heure avant. Comme nous
étions à la limite de la propriété C….., nous
allions chez leur garde chercher quelques
bouteilles de vin pour agrémenter le repas… Pour
l’abattage des arbres, on utilisait de grandes scies
passe-partout. Souvent deux personnes devaient
s’agenouiller de chaque côté pour tirer la scie cela
en fonction de la taille du tronc. On mettait
environ une semaine à fabriquer ce qui n’avait pas
une valeur marchande (branchages et arbres non
classés pour la vente), puis on procédait au
partage de ce bois et du taillis. Les troncs
destinés à la vente étaient achetés par un
marchand de bois et les bénéfices étaient
partagés entre les affouagistes. L’argent de la
coupe permettait aussi d’acheter du matériel
(des scies, un trieur à grains, participation à
l’installation de la cabine téléphonique…). A partir
de 1934, chaque affouagiste coupait sa parcelle, il
ne restait plus en commun que l’abattage des
arbres. Depuis 1990, une loi oblige la vente des
arbres par adjudication sous le contrôle de l’O.N.F.
L’acheteur est chargé de l’abattage et du
débardage des troncs. Le bénéfice de la vente est
remis directement à la commune, c’est un
privilège qui a disparu pour le hameau.

Depuis la fin du XIXème siècle, il y eut comme
chefs de coupe:
Messieurs J….. F..…, R….. F…..,
J….. V….., J….. G….., M….. R….,
et actuellement Mr F…… R……
Comme pour l’agriculture, les exploitants
forestiers ont connu la modernisation de tous
leurs outils de travail: nouveaux engins pour
l’abattage, l’ébranchage et le débardage. Tout ce
matériel a bien sûr allégé la tâche des bûcherons.
La coupe peut se faire à n’importe quelle période
de l’année.

Ainsi s’arrête mon récit sur la vie de mon hameau.
Celui-ci va encore changer et l’on compte déjà à
ce jour une vingtaine de constructions nouvelles.
Au Roset, il n’y a plus qu’un agriculteur qui
pratique l’élevage, la culture de céréales, et
propose également boucherie/charcuterie à la
ferme.

[Suite à suivre …

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Dernières actualités – FEVRIER 2016

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Retour MARS 2016 – FEVRIER – JANVIER 2016

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nouveau Le 31 janvier 2016]

Superbe ambiance ce week-end à la salle des fêtes de Druillat, grâce à l’école de musique de la Communauté de communes BDSR et des chanteurs et musiciens.

brass-band-1 brass-band-2

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[Le 21 janvier 2016]

Le 1er forum des associations de Druillat a connu un franc succès vendredi 8 janvier à la salle polyvalente. Quelques habitants s’étaient déplacés pour rencontrer les associations du village. Ces dernières ont pu également échanger et tisser des liens entre elles.
Nous vous invitons à découvrir les pages des associations de Druillat, mises en ligne dernièrement sur le site internet.
Retrouvez dès maintenant le [Vélo Club de Druillat
.

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nouveau Le 19 février 2016]

L’association de la Boule des Platanes vous attends demain à partir de 9h30 sur la place du village, pour la vente des saucisses de Morteau à la Cancoillotte. 7 € la part.

Buvette sur place.

C’est l’occasion de vous présenter une nouvelle association : [la gymnastique volontaire de Druillat.

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Retrouvez aussi les nouvelles photos du [Vélo Club
.

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L’Edito culturel du mois de février est en ligne!

Vous pouvez le consulter sur le site de la Communauté de communes : www.cc-bdsr.com

Le bulletin municipal arrive dans vos boites aux lettres cette fin de semaine !
Bonne lecture !

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Mémoires de Georges JANTON

« Je me souviens »

L’ancien Maire de DRUILLAT, Georges JANTON (1978 à 1995) vient tout juste de georges-louis-jantonterminer la rédaction de ses mémoires « Je me souviens ».
Il a passé deux ans à se plonger dans ses souvenirs, de l’école du Roset, à la vie du hameau quand il était enfant, en passant par les terribles années sous l’occupation allemande.
Ce récit riche de souvenirs personnels mêle aussi des faits intéressants relatifs à
l’histoire du village.

Nous vous proposons avec l’accord de l’auteur, Monsieur JANTON, de suivre pendant cinq mois le récit de ses mémoires. Ainsi, chaque mois, vous trouverez un épisode de cette histoire captivante sur le site internet de votre commune.
Dans un souci de respect de l’anonymat nous avons choisi de ne faire apparaître que l’initiale du nom des personnes qui sont citées dans ce récit.

Nous vous souhaitons une bonne lecture !

Téléchargez la première partie ci-dessous :

Mémoires de Georges JANTON

« Je me souviens »

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  • HISTOIRE DE MON ECOLE

J’avais une dizaine d’années et comme tous les petits-fils, je posais beaucoup de questions au sujet de l’école à ma grand-mère maternelle (née en 1864). Elle m’avait répondu qu’elle avait commencé l’école à 6 ans et comme l’école (située à Druillat) était éloignée de 4 km, elle n’y allait que 2 ou 3 jours par semaine.

A la belle saison, elle fréquentait peu l’école car elle devait aider ses parents aux travaux des champs et aux travaux domestiques. L’école du Roset n’existait pas à cette époque.

Certains enfants domiciliés au hameau de la Ruaz fréquentaient l’école de Dompierre, celle-ci étant située à la même distance que celle de Druillat.

D’après les registres de délibérations du conseil municipal, c’est en 1879 que Mr C….. C……. (membre du conseil municipal et élu maire en 1881) exposa à la municipalité la nécessité de construire une école au Roset. A l’unanimité, la proposition fut approuvée. Il fallait donc engager toutes les procédures en vue de cette construction. Il fallut demander l’autorisation au Préfet qui donna une réponse positive en juillet 1880. Une commission se rendit au Roset pour définir l’emplacement du bâtiment et contacter le propriétaire du terrain: Mr G….. . Celui-ci, n’habitant pas dans la région, ne donna pas sa réponse dans l’immédiat. Mr G….. était favorable à la construction de l’école et vendit son terrain à la commune pour un prix estimé par l’architecte à 1477 francs. Il fallut donc établir
le plan de financement. L’architecte estimait le coût de la construction à 12 000 francs. L’Etat accordait une subvention de 7 000 francs, la somme restante était à la charge du hameau du Roset. Par conséquent, comment trouver les fonds nécessaires à cette dépense?

Et c’est là qu’interviennent les bois communaux du Roset dont je vous conterai
l’histoire au cours de la 2ème partie de ces mémoires.

Le Roset possède 35 hectares de bois communaux répartis en quatre parcelles: deux sont réservés aux affouagistes, les deux autres sont des coupons de réserve et peuvent se vendre quand le bois est à maturité (minimum 22 ans). Le 1er coupon estimé à 5 700F ne pourra se vendre qu’en 1888. Cette vente ne pouvant pas assurer le financement immédiat de la construction, il a fallu emprunter cette somme à la Caisse des Dépôts et Consignations. Le hameau dut payer les intérêts et pour pourvoir à cette dépense, il avait été proposé de vendre deux petites parcelles (normalement réservées aux affouagistes). Or le Ministre de l’Agriculture, par lettre adressée au maire le 7 octobre 1881, refusa l’autorisation de la vente estimant que ce bois était réservé strictement pour le chauffage des habitants du hameau.

Une autre solution fut donc trouvée afin de ne pas retarder la construction (j’ignore laquelle car rien n’est consigné dans le registre des délibérations à ce sujet…)

En 1883, l’école était fonctionnelle, un instituteur était nommé. Les enfants du Roset, de La Ruaz, de Montbègue ainsi que ceux des fermes de Ponsuard et La Vrandière (commune de Varambon) et plus tard ceux de la ferme de Chareyziat (commune de Priay) pouvaient se rendre à l’école.

Mes parents, Victor Janton et Marie-Henriette Chêne, ayant débuté l’école en 1898, m’ont confié que leur maître, Mr M…… enseignait à une cinquantaine d’élèves, garçons et filles, dans une classe immense où il faisait régner le silence, l’ordre, le respect, le travail.

Tout ce petit monde avait souvent plus de 2 km à faire par tous les temps, à pied et en sabots. Les plus éloignés ne rentraient pas chez eux à midi: ils apportaient leur gamelle qu’ils faisaient réchauffer sur le gros poêle installé au milieu de la pièce et qui servait aussi de sèche-linge…

Plus tard, une « dame de coupe » fut nommée afin de donner des cours de couture aux filles de la classe. Dans les années qui suivirent, le nombre d’élèves augmenta et la dame de couture demanda l’autorisation de pouvoir aider le maître qui ne pouvait plus assurer tout seul sa tâche.

En 1901 furent construits le préau et le mur de clôture. La même année, le maire demanda la construction d’une deuxième classe côté sud avec aménagement d’un logement à l’étage. Le Préfet et l’Inspecteur d’Académie donnèrent un avis favorable pour cette construction dont le coût fut estimé à 6 650 F. L’Etat accorda une subvention de 4 921F. La somme de 1 729F restant à la charge du hameau fut compensée par la vente du deuxième coupon de réserve des bois communaux. La deuxième classe fut fonctionnelle en 1907. La surface de la grande classe fut alors réduite de 4m par la construction d’un galandage. La création de ce petit local fut destinée au bûcher et à l’installation d’une chaudière en fonte. Celle-ci
permettait de faire cuire la soupe (les parents fournissaient les légumes) pour les enfants qui restaient sur place à midi. Une dame fut embauchée pour ce travail. Dès la fin des cours, dans la classe des petits, une grande table était installée sur des tréteaux pour le repas. Un maître suppléant fut nommé sur le deuxième poste. Mr et Mme N…. furent nommés en 1920, puis Mr et Mme G….. leur succédèrent. La maîtresse s’occupait des plus petits et le maître des plus grands. En 1939, Mr G….. fut mobilisé et Mme G….. dut alors assurer seule l’enseignement pour les deux classes. En juin 1940, Mr G….. retrouve son poste. Suite au départ en retraite de Mme G….. en 1942, Melle T….. de Lent la remplace.

J’ai effectué toute ma scolarité avec Mr et Mme G….. . Ceux-ci m’ont permis de passer mon certificat d’études en 1939. En 1946, Mr G….. demanda son changement et fut nommé à Saint Jean le Vieux, Mr et Mme B…….. s’installèrent à l’école du Roset. Vers 1952, le nombre d’élèves diminue et l’académie supprime un poste et les maîtres s’en vont à Cuet. Alors, vont se succéder dans la classe unique, jusqu’en 1979:

Mme F……., Melle M……, Mme M…….., Mme S……., Mr C……, Melle L….., Mme T…….., Mme B…….., Mme M……. .

Au conseil municipal, nous étions conscients de la prochaine suppression du poste au Roset. Aussi, nous décidâmes de construire un groupe scolaire (fonctionnel en 1980) qui permettrait de recevoir au bourg les classes du Roset et de Turgon. En attendant cette construction, un local étant disponible à Druillat, ce qui permit d’accueillir pour une année, les élèves du Roset et leur maîtresse. Le poste était ainsi conservé, seulement transféré. Un ramassage scolaire fut organisé et il existe encore de nos jours. Les locaux de l’école du Roset étant disponibles, ceux-ci furent loués au Sou des Ecoles de Pont d’Ain qui les aménagea afin d’ouvrir un centre aéré.

Ce centre de vacances accueillait les enfants des communes environnantes, ainsi, l’ancienne école retrouvait son âme avec les cris et les rires des enfants. Hors congés scolaires, les locaux pouvaient être loués à des associations ou à des particuliers pour diverses manifestations. Après une dizaine d’années, le Sou des Ecoles de Pont d’Ain, pour des raisons financières, mit fin aux activités du centre
aéré. En 2002, l’ancienne école fut vendue en temps que maison d’habitation.

Ainsi, se termine l’histoire de l’école du Roset, de mon école.


classe-de-mes-parents-en-1903

 Classe de mes parents en 1903. Leur instituteur était Mr M…… .

ma-classe-en-1937

 Ma classe en 1937. L’instituteur était Mr G….. .

la-classe-de-p-c-en-1959

 La classe de P….. C…… en 1959.

Suite à suivre ….

Infos rentrée scolaire 2015

Infos pour la rentrée de septembre 2015

A la rentrée 2015, les mercredis, le transport pour le centre de loisirs de Saint-Martin-du-Mont sera supprimé en raison du manque de fréquentation.
En revanche, le déplacement pour le centre de loisirs de Certines sera assuré par son propre bus à 11h15.

La garderie du matin et du soir aura lieu dans la salle d’arts visuels dans la cour de la mairie.

Les codes d’accès au site 3D OUEST seront transmis au mois d’août, par mail,
aux nouveaux parents.

Les inscriptions pour les TAP seront possibles du vendredi 21 août au jeudi 27 août 2015.

Pour la cantine, il sera possible d’inscrire les enfants, jusqu’au mercredi 26 août, pour la première semaine d’école.